28 juin 2012

Entreprise 2.0 : avoir un discours cohérent



La présence des entreprises sur les réseaux et médias sociaux est liée très régulièrement à 2 grands objectifs :
·         Créer un lien social avec les clients futurs ou actuels (consommateurs, prospects, clients…)
·         Créer un lien social dans un objectif de recrutement « marque employeur »

2 des points communs à ces 2 objectifs  est  « l’engagement » (du consommateur ou potentiel candidat) et la  « e-réputation » de l’entreprise.

Si le client ne sera « engagé » que s’il trouve une qualité de traitement tout au long du process de vente (de l’innovation en crowdsourcing au SAV via réseau sociaux par exemple), il en est de même pour le futur employé : le lien social ne doit pas s’arrêter à la porte de l’entreprise.


Recrutement

Par sa stratégie de marque employeur sur les médias sociaux, l’entreprise va chercher à entrer en contact avec de futurs candidats mais en même temps donne une certaine image : une image positive, une image moderne, une image d’entreprise différente et c’est donc pour ces raisons que le candidat choisis de postuler et d’intégrer cette culture.
L’utilisation de divers pratiques comme le serious game, de concours relayés sur les medias sociaux (voir le cas l'Oréal Brandstorm 2012 ), la prise de contacts via linkedIn sont adaptés aux profils recherchés (les actions et les supports seront différents si l’entreprise cherche un « responsable digital » ou un profil de commercial junior).
La reconnaissance des talents et des compétences mise en avant tout au long du processus de recrutement favorise la confiance initiée sur les medias et réseaux externes.


Intégration

Dès l’intégration dans l’organisation, le nouveau collaborateur va devoir trouver en interne ce qui a su l’animer en externe.
L’activité digitale sur les médias sociaux laisse supposer que des usages identiques existent en interne.
Aussi,
·  La présence de technologies favorisant la collaboration, la mise en relation et la recherche de compétences telle que les réseaux sociaux d’entreprises
·  La présence d’un intranet diffusant une communication Top / Down mais aussi Down Top laissant libre le collaborateur de participer et de commenter
·  Un moteur de recherche pertinent
·  La possibilité d’avoir un accès « libre »  à internet
·  Et le simple fait que son poste de travail soit préparé et que les codes d’accès soient disponibles a son arrivée
·  …
  
renforceront la confiance et donc favoriseront l’engagement du collaborateur.







Usages et Management

Sa présence sur les réseaux sociaux signifie également que  l’entreprise favorise « l’humain » aussi en interne.

·  Une organisation hiérarchisée mais dont les liens sociaux constituent une structure "parallèle"  
·  Un encadrement favorisant les interactions entre les collaborateurs les échanges transverses, le partage de connaissance, l'entre aide, l'innovation... 
·  Des objectifs reconnaissant le travail individuel mais aussi l’apport du collaborateur aux autres.
·  Un terrain propice à l’usage d’outils favorisant l’engagement (comme la gamification) mais aussi le « social learning »
·  Une prise en compte de la e-reputation en interne du salarié
·  La possibilité de pouvoir être représentant de son entreprise - ambassadeur - sur les médias sociaux
·   …



Mobilité interne

Puisque que le collaborateur a été recruté via les réseaux sociaux, il est logique qu’en interne la possibilité de trouver un nouveau poste puisse se faire dans un climat de transparence.
En effet, la possibilité d’entrer en contact directement via l’annuaire enrichi commun ou le réseau social d’entreprise voir même d’avoir un accès à la communauté métiers impose que les fiches de postes soit représentative du poste car la réalité sera aisé à savoir…Aller à la rencontre des personnes est facilitée
Le process de recrutement interne est d’ailleurs plus social par le fait que le choix final dépend d’une décision collégiale entre RH / Manager / Equipe.



 Départ de l'entreprise

Le salarié quittant l’entreprise a un savoir faire et un savoir être de l’entreprise.
Dans certain cas (départ à la retraite notamment) pourquoi ne pas le laisser selon la volonté de faire participer son expérience en étant en réseau avec des communautés de nouveaux arrivants.
Ils peuvent être également de formidables relais en tant qu’ambassadeurs de la marque, connaissant son histoire et sa culture et ayant souvent un fort attachement.  C’est un des cas possible de mise en pratique de mentorat 2.0.  





Même si le nombre de d'entreprise recrutant via les réseaux sociaux est encore faible (environ 10% des entreprises), cette pratique pourrait être plus importante dans les prochaines années.
Dès lors,  l’ensemble de la vie du salarié doit avoir un sens, une logique. Les promesses faites et l’image externe crée doivent correspondre à la culture interne de l’organisation. Sans cela, la confiance crée sera rompue

Comme tout consommateur, l’ex collaborateur aura la liberté de s’exprimer sur les décalages existants entre les messages et les faits - en respectant la loi bien évidemment  - ce qui pourrait avoir un impact sur la «marque employeur » et son « e-reputation »...





23 juin 2012

Liens de la semaine...ou presque



RSE / Mail



Entreprise 2.0 / Social Business


- Boston 2.0
"Enterprise 2.0 : Day 2 Conference Highlights"
"Boston E20 Notes : The Post 2.0 Area : Social in the Context of My Work"
"Boston E2 Notes : Organization Next Workshop : Bridging the Particpation Gap - Networks, Learn and Play"




Mastering the E20 Journey
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17 juin 2012

Liens de la semaine...ou presque


RSE / Intranet 

"Comm et RSE : un mariage parfois contrarié"
"Les 5 piliers d'un intranet social"
"Entreprise Social Network are changing the employee and customer engagement landscape" 
"Entreprise 2.0 : aligner les conversations sur les objectifs business"
"The Digital Workplace : Social Integration throught Activity Streams"



Entreprise 2.0 / Social Business

"La montée en puissance de l'innovation sociale"
"Design de service et entreprise sociale : le couple parfait ?" 
"Social business, entreprise collaborative : feu d'artifice ou pétards mouillés ?"
"Partager n'est pas délivrer"
"ROI des médias sociaux : et si on se posait les bonnes questions ? "
"#sbf2012 Social Business Manifesto Live in Milano"
"Collaboration on the move has a long way to go, survey finds" 
"We Have a Lot to Know about Collaboration..and the Clock is Tikking"
"Is adoption the new ROI of Collaboration?"
"Change agents at the office !"
"Can Social Business Reschape the Organization ?"
"Dealing With the Real Problem In Social Business Adoption - The people"
"Social Maturity at Scale : From Evangelism to Execution"
"Dear Social Business Evangelist, where art Throu ? "
"The work of many"















10 juin 2012

Liens de la semaine.. ou presque


RSE 

"Réseau Social d'Entreprise & identité numérique"
"Réseau Sociaux d'Entreprise et medias sociaux externes"
"Animation de communauté, l’inévitable contenu"
"Apport des RSE -1-Enlarge your conversation "
"Entreprise Social Network, Building The Collaborative Enterprise"
"Solutions to Enterprise Social Enterprise"



Entreprise 2.0 / Social Business

"Le Talon d'Achille des projets d'entreprise 2.0 : la vision courte" 
"Entreprise 2.0 : comment rendre votre business social"
"Retour sur le Social Business Forum de Milan" 
"Le recrutement via les réseaux ne marchera que si on y met du lien"
"Technologie Changes, People Don't...as Quicly"
"Managing The Transition to a Social Business"
"#sbf12 : The nature of social software"
"Pulling information learning"
"What Exactly is a Social Business"
"The Darwinian Workplace : Kill the Weak and Drain the Strong"
"10 Elements Of a Great Company Cutlure"
"5 Leadership Behaviors Loyal Employees Trust"
"The Management of Social Business"
"Want passionate Employees ? Include Them In Your Company Narrative"








7 juin 2012

Entreprise 2.0 toujours en chemin....



Le MIT Sloan Management et Deloite ont publié une enquête relative à l'entreprise 2.0 ou Social Business "Social Business, What Are Companies Really Doing ?"

Un panel important (3500 interviews) reparti sur la planète mais avec une tres forte majorité d'organisations installées aux Etats unis (53%).

Quels enseignements tirés de cette étude (notamment du cote de l'interne) ? 

La taille de la structure et son activité peuvent favoriser la mise en place d'une stratégie social business.

Les petites (inférieur à 1 000 salariés) et les grandes entreprises  (supérieure à 100 000) comprendraient plus la nécessité de développer une "stratégie 2.0" que ce soit en interne ou/et en externe. 
Quand à l'activité, ce sont les sociétés de médias, de l'IT et des Technologies qui croient le plus aux effets bénéfiques de l'implémentation de ces outils (37% et 29%). La raison parait évidente... 
A noter que viennent ensuite le secteur de l'éducation à la même hauteur que celui des télécommunications (23%).


ROI 2.0

Alors que la principale question posée et qui demeure encore un frein, la grande majorité des entreprises interrogées ne mesurent pas le "ROI 2.0"...


Le premiers métriques sont  quantitatifs (nombre de personnes inscrites, nombre de posts...) ce qui ne permet de mesurer ni "l'engagement" des salariés ni des résultats concrets (idée concrétisée suite à une conversation)... mais seulement l'activité. 

Les indicateurs "business" donc liés à l'externe n'apparaissent qu'en 4 ème position. Mais prenons cela comme un signal positif.



Motivation des collaborateur

Etre en relation les uns avec les autres est la 1ère motivation des collaborateurs pour se rendre sur le réseau social d'entreprise.  


- Le besoin de se connecter 
- Le besoin de se sentir compétent
- Le besoin d'autonomie 
ce sont 3 éléments de base des besoins psychologiques.
(j'ajouterai également le besoin de se sentir utile)

Les RSE semblent combler en partie ces besoins (être connecté, être plus performant, développer son e-reputation et développer ses compétences ).

nb : Je me demande si la meilleure réponse ne serait pas : 
       "Parce que sinon je ne peux pas faire ce pour quoi je suis motivé"


Quelle place dans l'activité ? 

Les RSE apportent avant tout de la valeur dans la recherche d'opportunités, une collaboration plus transversale. Le RSE apporterait peu de  valeur dans la recherche d'experts et on peut regretter que la partie "apprentissage/ développement des compétences"  se retrouve en dernière position.
(Il serait intéressant de pouvoir comparer ce même item dans les chiffres du secteur de l’éducation).



Les freins

Le manque de compréhension du management, le manque de vision business, et la compétition avec d'autres projets  sont les premiers freins. 



La maturité des usages


La recherche d'expertise se fait toujours via "le réseau personnel" pour une très grande majorité : 
- Est ce car l'outil permet rapidement la mise en contact un accès facile à des experts et je n'ai donc plus à chercher les experts ? 
- Est ce parce que les collaborateurs restent sur leur précédents "usages 1.0"

La recherche se fait également plus dans un annuaire d'entreprise que dans le réseau social...



Le partage de documents reste l'usage le plus prisé (et nettement) par les collaborateurs. Les pratiques plus collaboratives, plus sociales (co création, conversations...) apparaissent après. 

Ces deux éléments semblent indiquer que la maturité reste faible et que les usages 2.0 ne sont pas encore réellement "entrés dans l'entreprise"


Le taux d’échec des projets d'entreprise 2.0

Selon l'étude 70% des projets d'entreprise 2.0 sont des échecs


Selon tient notamment au fait : 
  • Que les projets sont encore trop souvent limités  à l’implantation d'un outil plutôt qu'à une stratégie d'évolution globale d'entreprise (les RH ne sont pas les 1 métier a pratiqués les usages )
  • Que les réseaux sociaux sont trop souvent mis hors des process métiers et du travail au quotidien des collaborateurs, dit autrement ils ne sont pas alignés sur les objectifs business de l'entreprise.
  • D'un manque de compréhension (et donc d'implication) de la part du management 
  • Que les budgets nécessaires à l'accompagnement sont donc limités
  • Que les attentes sont "impatientes"
  • Qu'il existe encore trop souvent une frontières entre les flux externes et les flux internes.  
n.b : Que la stratégie est peut être pensée de façon un peu trop "fermée" : ne serait il pas bon de s'ouvrir au niveau des "benchmarks" ?. L'entreprise n'aurait elle pas à apprendre des usages et adoptions des pratiques collaboratives et sociales présentes dans l'enseignement, les associations... (et inversement...)

Cette étude vient renforcer celles de McKinsey "How social technologies are extending the organization" (novembre 2011), mais aussi le rapport The Community Roundtable "State of Community Management 2012" concernant la difficile réussite des projets d'entreprise 2.0 ou social busines. Les échecs sont nombreux (et ceux pris dans ces études ne sont que les initiatives officielles...) et il faut être patient.

Les succès existent et l’étude dispose de "belles histoires" et de forts résultats business. Mais celles ci reposent avant tout sur de longues réflexions de changement global et des actions sur plusieurs années.


Du coté des dernières études faites en France : 
L’étude faite par le CXP (sondage sur 380 DSI ou Directions métiers) indique que pour 16 % des répondants, les réseaux sociaux d'entreprise restent du "buzz".
L’enquête de l'Observatoire des Réseaux Sociaux d'Entreprise indique que 31% des sociétés interrogées ont un réseau social d’entreprise et que 61% ont un projet de RSE en cours... (25 organisations majoritairement "grands comptes").


La plupart des organisations 2.0 semblent être au stade embryonnaire, sans une vision globale sur les 3 dimensions : humaines, espace de travail et technologies

L'entreprise de demain a devant elle, encore un long chemin ...


Sources :